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9 octobre 2011
Le Monarque

Les bretelles

L’homme soucieux de ne pas se trouver pantalon aux chevilles (chacun conviendra que cette situation peut-être fort inconfortable lorsque non désirée) dispose de plusieurs solutions :

Afin de lutter contre les effets indésirables de la pesanteur sur ses braies, il est en effet possible de resserrer le tour de taille du vêtement à l’aide de divers procédés qui ne feront pas l’objet de cet article (ceintures, pattes de serrage latérales, ou encore retouches), toutefois, il convient également d’envisager d’opposer une force contraire au poids du pantalon. Cette force verticale vers le haut peut être obtenue à l’aide de n’importe quel inverseur de gravité digne de ce nom, ou, plus simplement de bretelles de qualité.

  {{Pourquoi des bretelles ?}}

Pour maintenir en place mon pantalon. Voilà quoi répondre aux sots et aux niais, aux autres, plusieurs arguments peuvent être préférés :

L’efficacité

Chez EGP, c’est bien connu, nous ne conseillons que le meilleur. Et, n’en déplaise au lobby ceinturiste, le meilleur pour tenir un pantalon consiste en une bonne paire de bretelles (nous verrons qu’il en existe de mauvaises). En effet, une fois les bretelles réglées, le pantalon ne descendra pas (ce n’est une surprise pour personne). Tandis qu’un pantalon serré à la ceinture risque de glisser au long de la journée, que ce soit lors de la marche ou de l’alternance entre position assise et debout : assis, le pantalon descend et la chemise remonte, une fois relevé, le pantalon reste en position, il faut alors le remonter d’un geste assez peu élégant. En revanche, avec une paire de bretelles, un élastique dans le dos compense le jeu du pantalon, ce dernier remontant sans intervention humaine. Nous n’aborderons pas les cas excécrables où le tour de taille du porteur ne correspond pas à un trou, du cuir de l’accessoire qui finit par se détendre, ou encore les inconvénients liés à la variation abdominale, que connaît le gentleman sédentaire moderne.

Une dernière manifestation de l’efficacité des bretelles est un peu triviale, je conseille aux âmes sensibles de passer au paragraphe suivant... Bien maintenant que nous sommes entre durs, avec des bretelles, un pantalon tient tout seul, quand bien même il serait ouvert (il faut bien que le petit oiseau sorte à l’occasion). Je vous conseille d’en faire l’expérience aux commodités, vous en serez littéralement bouleversés.

Le confort

Maintenant que les âmes sensibles nous ont retrouvé, nous pouvons évoquer un aspect essentiel lié au port des bretelles : le confort. Allons droit au point : qui aime se compresser le ventre ? Ni vous, ni votre dévoué serviteur. C’est en quoi les bretelles sont un formidable progrès puisqu’elles n’induisent aucune contrainte abdominale. Plus encore, des pantalons portés avec des bretelles doivent avoir une taille légèrement plus grande que ceux portés avec une ceinture, afin que celui-ci puisse s’adapter aux différentes postures adoptées au cour de la journée. Elle est pas belle la vie ?


Un seul de ces messieurs est heureux de sa condition, saurez-vous deviner lequel ?

 Des bretelles, oui, mais des bonnes !

La supériorité des bretelles sur les ceinture est un fait reconnu. Mais encore faut-il que les-dits accessoires méritent l’appellation de bretelles. Quelques points sont essentiels :

Les bretelles ne sont pas élastiques

Ce point est à nuancer, car en réalité, la partie située dans le dos doit être élastique afin de permettre à l’homme élégant de se mouvoir librement. Il s’agit d’une bande qui est blanche chez certains fabricants.
Toutefois, en dehors de cette partie, point d’élastique ! Au risque de voir les bretelles glisser le long des épaules, ce qui est excessivement désagréable. Les bretelles peuvent ainsi être de différentes matière (soie, coton, feutrine, barathéa... ) chacun ayant ses préférences personnelles.

Les bretelles n’ont pas de pinces

Contrairement aux pantalons, les bonnes bretelles n’ont pas de pinces. Toutefois, si vous préférez abîmer vos pantalons et risquer d’avoir une pince qui s’ouvre inopinément (attention les yeux, si en plus, les bretelles sont élastiques) alors faites vous plaisir !
Sinon, choisissez plutôt un modèle à fixation à bouton. Ces modèles sont équipés de boutonnières à leurs extrêmités, il est alors nécessaire de coudre ou de faire coudre des boutons à l’intérieur du pantalon.


Les bretelles Albert Thurston, une valeur sure

 Vivre ses bretelles

Assortir les bretelles

Les hommes de goûts, que nous sommes, savent que dans une tenue, les divers éléments se doivent de cohabiter harmonieusement.
Cette règle doit toutefois être relativisée en matière de bretelles, en effet, s’il est préférable d’accorder les parties en cuir de ses bretelles avec la peausserie de ses chaussures, certaines bretelles présentent des attaches en cuir blanc, ce qui rend inutile la question de l’assortiment (sauf si vous souhaitez prendre la suite de feu M. Barclay).
Qu’en est-il des parties en tissu ? Doivent-elle avoir la couleur de la chemise ? De la cravate ? La réponse se trouve dans le paragraphe qui suit...

Bretelles et étiquette

Les bretelles sont des sous-vêtements. Vous viendrait-il à l’idée d’exhiber votre caleçon ? Le raisonnement vaut pour vos bretelles, si jolies soient-elles.
Exit donc la question de l’assortiment au reste de la tenue.
Exit également la possibilité de se balader en bras de chemise, vous ne pourrez pas ôter votre veste, à moins de porter un gilet, un pull over, ou que d’impérieuses circonstances l’exigent (avoir chaud ne fait pas partie de ces circonstances). Sinon ? Sinon vous grillerez en enfer, où vous serez obligé de porter des chemises à 3 boutons sur le col, avec des surpiqûres turquoises, une ceinture Hermès noire, un jean Kaporal, et une paire de Schmooves marron. Vous êtes prévenus.

Il arrive toutefois que Le Monarque pose négligemment ses mains à la taille, écartant les pans de sa veste, laissant ainsi deviner une paire de bretelles à ses interlocuteurs, mais cet individu est un ouf, n’essayez surtout pas de l’imiter.

Royalement votre.

P.-S.

Admirez l’illustration à faire mourir d’envie notre camarade Julien Scavini.